Auteur/autrice : clea-adm

  • La misogynie s’immiscerait-elle encore en Formule 1 ? ​

    La misogynie s’immiscerait-elle encore en Formule 1 ? ​

    L’univers du sport automobile est souvent considéré comme un domaine masculin, où les femmes ont du mal à se frayer un chemin. L’affaire de misogynie impliquant Susie Wolff, ancienne pilote de course britannique, a mis en lumière les défis auxquels les femmes sont confrontées dans ce milieu compétitif. Cet article examine l’histoire de Susie Wolff, ses efforts pour briser les stéréotypes de genre, et la manière dont cette affaire a contribué à la prise de conscience de la misogynie dans le sport automobile.

    Son parcours 

    Susie Wolff a débuté sa carrière dans le karting avant de progresser dans les catégories de monoplaces. Elle a fait partie du programme de développement de Williams Formula 1 et est devenue pilote d’essai pour l’écurie en 2012. En 2014, elle a réalisé l’exploit d’être la première femme à participer à une séance d’essais libres lors d’un Grand Prix de Formule 1. Malgré ces réalisations, elle a également été confrontée à des critiques et à des stéréotypes liés à son genre.

    La misogynie dans le sport automobile se manifeste à travers diverses formes, telles que les préjugés, les commentaires déplacés, et la sous-représentation des femmes aux postes clés. Susie Wolff a elle-même fait l’objet de commentaires sexistes et de doutes quant à ses compétences en raison de son genre. Ces obstacles ont suscité un débat sur la nécessité de promouvoir l’égalité des sexes dans le sport automobile.

    Une femme engagée

    Face à la misogynie, Susie Wolff a adopté une approche proactive. Après avoir pris sa retraite de la compétition en 2015, elle a fondé la « Dare to be Different Foundation » visant à encourager les femmes à poursuivre des carrières dans le sport automobile. Cette initiative vise à briser les barrières et à changer les perceptions, en offrant des opportunités et un soutien aux femmes passionnées par le sport automobile.

    Changer les mentalités 

    L’affaire de misogynie avec Susie Wolff a attiré l’attention des médias et du public sur les enjeux de genre dans le sport automobile. Cela a conduit à un débat plus large sur la nécessité de créer un environnement inclusif, où les femmes peuvent prospérer sans être entravées par des préjugés. Des initiatives telles que « Dare to be Different » ont contribué à sensibiliser davantage et à favoriser la diversité dans le sport automobile.

    L’affaire de misogynie impliquant Susie Wolff a mis en lumière sur les défis auxquels les femmes sont confrontées dans le sport automobile. Cependant, le courage et l’engagement envers la promotion de l’égalité des sexes ont ouvert la voie à des initiatives visant à changer ce secteur. Bien que des progrès aient été réalisés, il reste encore du travail à faire pour éliminer complètement la misogynie et créer un environnement où les femmes peuvent exceller sans entraves liées à leur genre.

     
    📸: Antonin Vincent / DPPI

  • On le sait en Formule 1 : « Cash is King » mais à quel prix pour les pilotes ? 

    On le sait en Formule 1 : « Cash is King » mais à quel prix pour les pilotes ? 

    Grâce à l’infographie ci-dessous, on se rend compte que le nombre de Grands Prix par saison ne cessent d’augmenter. En effet, en 2015, il y avait seulement 19 Grands Prix et en 2023, il y en a 23. Malgré une légère baisse en 2020 dû au virus Covid-19 où l’organisation des grands-prix a été chamboulé, le nombre de Grands-Prix s’alourdit. 

    Pourquoi cette augmentation pose problème ? 

    C’est quasiment un Grand-Prix de plus par an. C’est une aberration au niveau écologique. Mais ce rythme effréné pourrait causer des problèmes à l’échelle humaine aussi, pour les pilotes et les ingénieurs. Selon une étude réalisée par des collectifs experts en automobile, en plus du décalage horaire qui fournit déjà une certaine charge de fatigue vient s’ajouter de plus en plus de Grands Prix qui fournissent une fatigue supplémentaire. Alors même si cela est bénéfique pour les fans qui voient de plus en plus de Grands Prix par saison, cela peut être dangereux à long terme pour ceux qui sont derrière le volant et ceux qui réparent la voiture car des erreurs dues à un manque de sommeil peuvent être rapidement causées. Même si cela permet d’obtenir beaucoup plus d’argent pour les organisateurs qu’avant, il y a aussi des problèmes de pollution avec autant de Grand Prix par an. Il faudrait donc penser à se soucier des préoccupations actuelles et ne pas faire passer l’argent avant tout. En espérant qu’ils n’atteignent pas les 30 grands prix par an d’ici 2030. 

  • Mon écoute coup de coeur

    Mon écoute coup de coeur

    Je voulais vous partager mon coup de cœur vis-à-vis d’un contenu que j’ai écouté il y a peu de temps. C’est l’interview de Judith Godrèche par Sonia DeVilliers. Elle se confie sur l’emprise qu’elle a subi durant toute son enfance.

    Elle parle d’un déclic qu’elle a eu en lisant « le Consentement » ainsi que de la tentative de viol qu’elle a subie de la part d’Harvey Weinstein et se confie sur le fait qu’elle ait refoulé ce traumatisme et qu’elle ne s’avouait pas ses traumatismes.

    J’ai trouvé qu’elle arrivait à se confier d’une clarté incroyable alors qu’elle raconte des abus traumatisants. Elle rentre vraiment dans les détails et montre l’illusion qu’elle a subie.

    Elle décrit parfaitement la pression qu’elle a ressenti en tant qu’enfant par rapport à un adulte et à quel point leur relation est bizarre. Elle se confie aussi sur le manque de protection de la part de son père.

    Elle aborde beaucoup de thématiques et pas seulement les violences sexuelles mais aussi les violences physiques. Je vous encourage vivement à écouter ce témoignage, qui, je l’espère pourra faire changer les choses. 

    https://youtu.be/LtlvQ9m4ZEk?si=5Zyok5K5MF1ehE6r
  • L’enquête coup de coeur

    L’enquête coup de coeur

    Je souhaitais partager avec vous mon coup de cœur pour l’enquête réalisée par RTS sur l’UEFA et le fait qu’ils aient couvert un directeur qui a commis du harcèlement sexuel sur ses employés.

    L’enquête va réellement dans les détails et retrace la chronologie de l’affaire afin que le lecteur se rende compte à quel point cette affaire était dure pour les femmes et la pression qu’elles ressentaient. J’ai beaucoup aimé le style qu’utilisait le journaliste dans cette enquête, il était assez agressif et détournait des propos utilisés par l’UEFA pour se moquer d’eux. Par exemple, le journaliste commence son article avec  « À l’UEFA, le respect c’est sacré » et ensuite il détourne cette citation pour montrer le vrai visage de l’UEFA.

    Lorsque j’ai lu cette enquête, j’ai pris conscience de l’abus psychologique que ses femmes avaient subi entre les noms par lesquels ils les appelaient, que je ne citerai pas car ils sont trop violents ou l’ambiance de travail horrible pour ces femmes.

    J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que les journalistes laissent à tout le monde la possibilité de s’exprimer. Dans un encadré à la fin de l’article, les journalistes indiquent qu’ils ont envoyé une liste de questions à l’UEFA mais que l’UEFA a souhaité de nier et a essayé de contourner l’affaire.

    En journalisme, le droit de réponse est un droit fondamental, ce qui ajoute de la crédibilité à cette enquête.

    📸 : Eurosport

  • « J’étais sous l’emprise de médicaments »

    « J’étais sous l’emprise de médicaments »

    Les faits se sont déroulés le 13 février. M.A, 18 ans, né à Alger, a été retrouvé à Pessac après un vol et deux autres tentatives de vol. Il a été jugé en comparution immédiate le 15 février.

    Le 15 février, M. A comparait devant le juge du tribunal de Bordeaux. Le 13 février, il aurait commis 3 infractions dans la commune de Pessac. Il aurait volé un blouson et dégradé la vitre du véhicule. Il est aussi accusé de deux tentatives de vol par effraction dans un local d’habitation avec dégradation d’une porte. 

     « Vous avez été aperçu en train de grimper sur le portail et aussi en possession de deux tournevis » rappelle le procureur. Le juge essaie de comprendre les motivations des actes commis par le jeune homme de 18 ans. Grâce à l’interprète, le prévenu répond aux questions du juge et reconnaît les faits. 

    « Ça fait deux ou trois jours que je suis à Bordeaux » indique le prévenu. La tête basse, il affirme être sans domicile fixe. « Je voulais juste ouvrir pour squatter et manger » se défend-il. « Je ne sais pas » sont les seuls mots prononcés par M.A quand le juge le questionne. 

    Le juge énonce le casier judiciaire en indiquant qu’il y a deux mentions pour des faits similaires en 2023 par le juge des enfants de Pontoise. Il demande au prévenu ce qui l’a amené à Bordeaux. Ce serait un ami plombier de M.A qui l’aurait appelé pour du travail. Le prévenu donne le nom ainsi que l’adresse au juge mais certifie qu’il ne l’a pas accueilli. 

    Le juge ajoute qu’il prend des médicaments sans ordonnance et du cannabis. « C’est pour les effets calmants » justifie M.A. La partie civile requiert pour le préjudice moral 800 euros pour la première victime, 400 pour la deuxième et 500 pour la troisième ainsi que 6 mois de prison ferme. 

    Le procureur maintient d’un ton solennel que les faits se passent en très peu de temps. « Il y a un manque d’ancrage sur le territoire français » avertit le juge qui indique qu’ « avec l’addiction et la précarité de sa situation, le risque qu’il recommence est quasi certain ». Il requiert une peine de 8 mois d’emprisonnement et l’interdiction de se présenter sur la commune de Pessac pendant deux ans sous peine d’emprisonnement. 

    « C’est un mineur non accompagné » articule l’avocate de la défense. Elle justifie la prise de médicaments par le trafic des passeurs. Elle soutient qu’il reconnaît les faits et trouve la sanction sévère car il n’avait été sur aucune garde à vue depuis 8 mois. Elle requiert 4 mois de sursis. 

    Le verdict est prononcé. M.A est condamné à une peine de 6 mois de prison ferme et doit verser 400 euros aux 3 victimes ainsi qu’une interdiction de se présenter à Pessac pendant 2 ans sous peine d’emprisonnement et une OQTF.

    📸 : Ville de Bordeaux

  • Les Français ne pourront-ils plus trouver chaussure à leur pied à cause de l’inflation ? 

    Les Français ne pourront-ils plus trouver chaussure à leur pied à cause de l’inflation ? 

    D’après le Monde, c’est la question que semble soulever la hausse des prix dans le secteur des chaussures cette année en France. Les domaines de l’agroalimentaire ou de l’énergie ne sont pas les seuls touchés. Nombreuses sont les entreprises de la chaussure, victimes à leur tour de l’inflation. Malgré la résistance de certaines, avec une telle hausse des prix, on redoute une expansion de la seconde main. 

    De nombreuses boutiques ont passé la clé sous la porte 

    La fermeture de San Marina (magasin de chaussures de ville) aurait dû être une exception et pourtant … Minelli s’apprête à connaître le même sort. Entreprise placée en redressement judiciaire et lâchée par ses dirigeants, ses employés sont livrés à eux-mêmes. Suite à l’inflation, son chiffre d’affaires s’est écroulé, entraînant ainsi Minelli aux oubliettes. D’autant que les ménages ne consomment plus autant qu’avant et préfèrent prioriser leurs achats à cause de l’inflation. Les Français ne pouvant parfois plus se payer trois repas par jour, les chaussures sont loin de leur préoccupation. On peut seulement espérer que cette situation se résorbe bientôt limitant l’inflation à gagner du terrain.

    📸 : RMC