Les faits se sont déroulés le 13 février. M.A, 18 ans, né à Alger, a été retrouvé à Pessac après un vol et deux autres tentatives de vol. Il a été jugé en comparution immédiate le 15 février.
Le 15 février, M. A comparait devant le juge du tribunal de Bordeaux. Le 13 février, il aurait commis 3 infractions dans la commune de Pessac. Il aurait volé un blouson et dégradé la vitre du véhicule. Il est aussi accusé de deux tentatives de vol par effraction dans un local d’habitation avec dégradation d’une porte.
« Vous avez été aperçu en train de grimper sur le portail et aussi en possession de deux tournevis » rappelle le procureur. Le juge essaie de comprendre les motivations des actes commis par le jeune homme de 18 ans. Grâce à l’interprète, le prévenu répond aux questions du juge et reconnaît les faits.
« Ça fait deux ou trois jours que je suis à Bordeaux » indique le prévenu. La tête basse, il affirme être sans domicile fixe. « Je voulais juste ouvrir pour squatter et manger » se défend-il. « Je ne sais pas » sont les seuls mots prononcés par M.A quand le juge le questionne.
Le juge énonce le casier judiciaire en indiquant qu’il y a deux mentions pour des faits similaires en 2023 par le juge des enfants de Pontoise. Il demande au prévenu ce qui l’a amené à Bordeaux. Ce serait un ami plombier de M.A qui l’aurait appelé pour du travail. Le prévenu donne le nom ainsi que l’adresse au juge mais certifie qu’il ne l’a pas accueilli.
Le juge ajoute qu’il prend des médicaments sans ordonnance et du cannabis. « C’est pour les effets calmants » justifie M.A. La partie civile requiert pour le préjudice moral 800 euros pour la première victime, 400 pour la deuxième et 500 pour la troisième ainsi que 6 mois de prison ferme.
Le procureur maintient d’un ton solennel que les faits se passent en très peu de temps. « Il y a un manque d’ancrage sur le territoire français » avertit le juge qui indique qu’ « avec l’addiction et la précarité de sa situation, le risque qu’il recommence est quasi certain ». Il requiert une peine de 8 mois d’emprisonnement et l’interdiction de se présenter sur la commune de Pessac pendant deux ans sous peine d’emprisonnement.
« C’est un mineur non accompagné » articule l’avocate de la défense. Elle justifie la prise de médicaments par le trafic des passeurs. Elle soutient qu’il reconnaît les faits et trouve la sanction sévère car il n’avait été sur aucune garde à vue depuis 8 mois. Elle requiert 4 mois de sursis.
Le verdict est prononcé. M.A est condamné à une peine de 6 mois de prison ferme et doit verser 400 euros aux 3 victimes ainsi qu’une interdiction de se présenter à Pessac pendant 2 ans sous peine d’emprisonnement et une OQTF.
📸 : Ville de Bordeaux


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