La flamme olympique illuminera la ville de Bordeaux jeudi 23 mai prochain. À cette occasion, de multiples mesures de sécurité vont être mises en place.
Ce mardi matin, Mathieu Arbes accepte de répondre à quelques questions dans la très chic salle d’attente de la mairie de Bordeaux. Au total, huit villes de Gironde auront la chance de recevoir cette flamme. Il confie que la mairie réalise ce travail de préparation depuis septembre.
Comment anticiper la menace ?
Comme il l’a lui-même indiqué, la flamme olympique est un « symbole ». C’est la raison pour laquelle le ministère de l’Intérieur se prépare aux risques du contexte actuel. La menace du terrorisme, des ultra-écolos ainsi que des conflits internationaux planent sur cette flamme, qui risquerait de s’éteindre rapidement. Pour reprendre les termes de Monsieur Arbes, responsable de la cellule événementielle et festivités : « on n’est pas à l’abri de quelqu’un qui n’aime pas les JO ».
Pour lutter contre ces menaces, une « bulle » de protection a été retenue. La flamme réalisera son ascension sous haute surveillance. Cependant, la préfecture de Gironde n’a pas communiqué le dispositif de la région Nouvelle-Aquitaine. Une conférence de presse aura lieu le 15 mai prochain à ce sujet.


=> Plan de protection de la flamme olympique mis en place par le ministère de l’intérieur
Une ville bien préparée ?
Des mesures drastiques d’organisation ont été adoptées par le gouvernement. À Bordeaux, le responsable indique avec précision les dispositifs adoptés : aucun véhicule n’aura le droit de se trouver sur le parcours et les routes seront bloquées.
Le protocole imposé par le gouvernement nécessite que plus de contrôles de sécurité soit réalisés. Mathieu Arbes s’est exprimé à ce sujet en jugeant le gouvernement un peu trop « pointilleux ». « Les services de l’État passent au crible les participants ». La mairie doit faire le listing de toutes les personnes qui prétendront à l’accréditation et l’envoyer au gouvernement. Les services s’intéressent surtout au casier judiciaire.Lors du passage de la flamme à Bordeaux, le public qui souhaitera assister à cet évènement sera encadré. Les personnes présentes seront fouillées pour assurer un maximum de sécurité. Elles n’auront pas le droit de s’y rendre avec un sac à dos pour limiter les risques. Mais pour Monsieur Arbes, « il est impossible de contrôler toutes les personnes présentes ». Il a cependant communiqué que tout serait fait pour « anticiper, prévenir et contrôler les incidents ». 10 000 personnes sont attendues à la place des Quinconces pour accueillir la flamme le 23 mai prochain.

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