Le quotidien d’une journaliste en herbe à O2 Radio
Le 2 avril 2024, j’ai débuté mon stage de 2 mois dans le cadre de la validation de ma première année d’études. J’ai choisi de l’effectuer à O2 Radio pour découvrir comment fonctionnait une radio, et quoi de mieux que l’immersion pour le savoir. Je vous emmène à la découverte des missions confiées à une journaliste dans une radio. Mais je n’étais pas toute seule, j’avais également ma camarade de classe, Alizée, à mes côtés. C’est pour cela que je m’exprimerai souvent avec le nous dans cet article.
L’écriture radio, pas si simple :
J’ai effectué comme première mission l’écriture et la lecture de brèves d’informations en direct à la radio. J’ai dû chercher des faits ainsi que des évènements qui se déroulaient essentiellement du côté de la rive droite de Bordeaux puisque c’est la zone géographique du média. J’ai réalisé l’écriture des brèves puis après les avoir rédigées, je les ai ensuite lues en direct à la radio. Ce fut une expérience fortement intéressante car cela m’a permis de suivre l’information locale mais ça m’a aussi permis de me sentir plus à l’aise pour parler au micro et d’aborder l’exercice du direct avec plus d’aisance. Mais il est compliqué de se freiner et d’aller à l’essentiel lorsque l’on écrit ces brèves d’information. Cette mission que j’ai effectué pendant ces deux mois de stage m’a particulièrement plu malgré les difficultés rencontrées.
Les JO à couvrir pour la radio
Dans la continuité de mon stage, je me suis aussi vu confier la mission de m’occuper de couvrir l’actualité concernant les Jeux Olympiques sur la Rive Droite de Bordeaux. J’ai eu la chance de pouvoir couvrir le passage de la flamme olympique à Lormont ainsi qu’à Bordeaux. Comme nous sommes arrivées, avec Alizée, à l’avance, nous avons réussi à nous placer tout devant, pour pouvoir observer au mieux le passage de ce symbole des Jeux. Il y avait énormément de monde, ce qui nous a permis de réaliser un micro-trottoir autour de cet évènement. C’était incroyable de voir à quel point les lormontais étaient heureux et fiers que la Flamme traverse leur ville, l’effervescence d’un tel évènement et la joie des enfants et de la foule en liesse resteront gravées dans les mémoires.
Prendre l’antenne seule, une nouvelle expérience
Pour nous donner encore plus d’expérience, la radio a décidé de nous laisser animer un journal seul. Ce fût une expérience incroyable car nous avons été jetés dans le grand bain et avons mis les pieds dans le monde professionnel. Avant de réaliser ce journal en direct, je me suis renseignée sur les personnes que j’allais interviewer afin d’avoir une meilleure vision de leur environnement puis j’ai préparé mes questions afin de mener l’entretien correctement et de ne pas me mettre en difficulté au moment du direct. J’étais assez stressée mais j’ai réussi à surmonter cette anxiété car je voulais repousser mes limites et c’est une première opportunité d’expérience professionnelle que je ne pouvais pas refuser. L’interview n’était cependant pas réalisée comme elle le serait normalement. Je l’ai effectuée en « phoner ». Mais qu’est-ce que ce terme ? Un « phoner » est une interview réalisée à distance, où le technicien régie s’occupe de faire la liaison téléphonique entre la régie et le studio d’enregistrement.

Salle d’enregistrement du journal quotidien d’O2 Radio à Cenon.
Le terrain, le cœur du métier
Dans le cadre de cette expérience de 2 mois, j’ai également pu partir sur le terrain. En effet, les reportages sont des éléments clés pour une radio. Les sujets étaient assez variés, j’ai pu traiter d’une table ronde autour de l’emploi mais j’ai aussi pu me rendre sur la finale de la coupe de gironde district organisée à Cenon ainsi que réaliser un micro-trottoir pour se renseigner auprès des jeunes, sur la manière par laquelle ils consommaient l’information. C’était différent des micros-trottoirs que l’on réalisait dans le cadre de nos cours de vidéo mobile puisque le matériel qu’on utilisait était différent car nous utilisions un TASCAM. C’est un enregistreur portatif auquel il faut brancher un casque et un micro afin de bien entendre la voix de l’interviewé et de pouvoir enregistrer sa voix correctement. J’ai apprécié cet exercice car c’est un tout autre moyen d’aborder le micro-trottoir comme il m’a semblé que les gens nous prenaient plus au sérieux avec le matériel de la radio. Cet outil facilite aussi le montage puisqu’il n’y avait qu’à le brancher à l’ordinateur de la salle de montage et je pouvais directement accéder aux fichiers et les monter sur Audacity, ce qui était un gain de temps.
Les émissions, point d’orgue de ce stage
Dans le cadre de ce stage, j’ai animé l’émission Objectif emploi. C’est une émission qui est généralement animée par les services civiques mais nous avons pu, avec Alizée, avoir l’occasion d’en animer deux. C’est une émission dans laquelle on va s’intéresser à différents métiers et interviewer des personnes en activité. Il y a donc une grande variété de sujets à traiter puisque l’on essaie de trouver des personnes exerçant des professions différentes pour avoir un large panel pour les auditeurs qui écoutent chaque semaine. Pour préparer cette chronique de 25 minutes, il a fallu réaliser un travail de recherche et de prise de contact avec les invités. Comme nous avions assez peu de temps pour préparer l’émission, j’ai d’abord ratissé dans mes contacts et j’ai pu interviewer un juriste. C’était un échange très enrichissant et Alizée et moi avons pu parler à tour de rôle.
Enfin, j’ai conclu mon stage à O2 Radio en beauté puisque j’ai réalisé avec toute l’équipe une émission enregistrée avec les services civiques. J’étais en charge de l’animation de l’émission avec Tom, un autre stagiaire en LEA (Langues Étrangères Anglais). J’ai eu la chance d’interviewer beaucoup de personnes qui occupaient des postes différents et bien évidemment des services civiques. C’étaient des échanges enrichissants car chaque personne avait un ressenti et un domaine différent d’activité, ce qui permettait d’avoir une pluralité d’informations à diffuser à nos auditeurs et nos auditrices. Je ne connaissais pas du tout les missions des services civiques mais, grâce à cette émission, j’ai appris énormément de choses, c’est aussi un des aspects intéressants du métier d’animatrice, on touche un peu à tous les domaines d’informations en rencontrant de nombreux profils de personnes et cela ouvre les horizons.

Salle de régie où le technicien régie enregistre le journal et d’autres émissions pour la radio.
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