L’incident de ce 29 octobre est loin d’être le premier. Les matchs OM-OL suscitent de plus en plus de tensions qui s’accompagnent d’un antagonisme grandissant.
Zoom sur cet antagonisme :

Foot Mercato, F.Grosso en sang
Le match était sous haute tension. Dimanche 29 octobre, le bus de l’OL arrive aux abords du stade Vélodrome. Les joueurs et le staff lyonnais se retrouvent noyés sous une vague de projectiles. Le coach de Lyon, Fabio Grosso, apparaît ensanglanté. Il a dû subir une intervention qui lui aura coûté près de douze points de suture.
En parallèle de cet incident, un bus de supporters lyonnais a également été touché. Les vitres ont été brisées et plusieurs gones (les supporters lyonnais) ont aussi été blessés.
En réaction à ces évènements, les autorités ont pris la décision d’annuler le match, afin de le reporter dans des conditions plus sécuritaires.

RTL, Poupée de M.Valbuena pendue
Malheureusement, les « Olympico » suscitent une escalade de violence et l’antagonisme se ressent dans les deux stades.
En 2015, Mathieu Valbuena, avait été accueilli, à la suite de son transfert à Lyon, au Stade Vélodrome, avec une banderole indiquant : « Les vrais Marseillais ne jouent qu’à l’OM … Tu n’es qu’un traître ! ». Alors qu’une poupée à son effigie était restée pendue à un poteau pendant toute la rencontre.
Lors d’un Olympico en 2021, à Lyon, cette fois-ci, Dimitri Payet avait reçu une bouteille d’eau en plastique remplie en pleine tête. Ce qui avait abouti à l’annulation du match et à son report.
Et même quand ils ne s’affrontent pas directement, les supporters marseillais, avaient scandé des chants provocateurs contre le directeur du club lyonnais comme « Jean-Michel Aulas, on va tout casser chez toi » et ils avaient détérioré le Stade de Lyon.
Pourquoi y-a-t-il de la tension ? :
S’il y a une telle tension entre les deux équipes, c’est la faute de Paris. En effet, le club parisien domine la Ligue 1. Les deux clubs olympiens ont donc le même objectif : battre Paris et se qualifier en Ligue de champions. Cela ne fait qu’attiser la rivalité.
Le PSG n’est pas le seul responsable, les mercatos alimentent aussi cette animosité. En effet, les transferts de joueurs entre Lyon et Marseille ont renforcé la colère des supporters. À l’image de Franck Ribéry qui avait été transféré de l’OM à l’OL en 2006, ce qui avait déclenché une guerre sans précédent entre les deux clubs.
Les joueurs ne sont pas irréprochables non plus. Comme, en 2018, où plusieurs joueurs de Lyon et Marseille avaient failli se battre sur le terrain. Mais l’altercation ne s’était pas arrêtée là. Les joueurs ont continué leurs affrontements dans le vestiaire et la sécurité a dû intervenir.
Des tensions qui vont jusque chez les dirigeants
Date du dernier incident : le 29 octobre dernier. Ce sont cette fois les dirigeants des deux clubs qui condamnent conjointement les actions des supporters. Friands de déclarations sur les sanctions, Jean-Michel Aulas a déclaré que « les arbitres ne [ prenaient ] pas totalement leurs responsabilités au Vélodrome ».
D’un point de vue extérieur, cette rivalité entre les dirigeants s’entretient car les présidents ont alimenté la polémique pour attirer l’attention sur leurs clubs respectifs. Cependant, il y a une véritable variabilité au niveau des sanctions envers les deux clubs. Lors du problème avec Dimitri Payet, l’OL avait été sanctionné d’un match à huit clos par la LFP tandis que l’entraîneur a dû être recousu et finalement l’OM n’a reçu aucune condamnation puisqu’ils ont considéré que les évènements ont eu lieu au sein d’un espace public.
La sanction est sans appel : le club lyonnais ne pourra pas être encouragé par ses supporters. Le match se jouera donc au Vélodrome en présence des fans marseillais.
Mais avec cette décision, la LFP a peut-être failli à la protection des joueurs et du staff. Elle pourrait provoquer des démonstrations d’excès de violence à l’encontre du stade marseillais et de ses joueurs.
Toute cette haine à l’intérieur des stades ne reflète-t-elle peut-être pas un problème plus profond dans notre société, qui serait l’ascension de la brutalité en France et la façon dont elle est traitée par les institutions sportives.
Photo : Christophe SIMON, AFP : Le bus de l’OL caillassé

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